29 janvier 2008
L’artiste face à son œuvre : mimétisme… - par V

J’ai rencontré pour la première fois Jeanne Marty dans les bureaux de L’Eperon, où je travaille régulièrement comme pigiste. Elle venait y déposer un calendrier illustré par ses photo sur le thème du cheval, plus précisément celui des courses. Il faut dire qu’un temps, elle a été jockey.
Les clichés de cette toute jeune photographe ayant été appréciés par la direction, la Librairie du cheval lui consacra une exposition (en avril 2007). Depuis, Jeanne a été primée à l’exposition Ar(t)Cheval 2007 de Saumur.
Pour l’anecdote, la photographe responsable de la « vie équestre », Claude, ne pouvant être présente au vernissage, Marie-Laure, la responsable de l’expo, m’a demandé « au pied levé » de prendre quelques photo. Je me suis donc retrouvée reporter d’un soir, car les personnes qui me connaissent bien savent que j’ai toujours mon appareil photo avec moi.
Bien sûr, ce n’est pas la photo ci-dessus qui a été publiée dans L’Eperon !
Tout photographe sait qu’on ne présente pas un portrait avec des yeux « blancs ». Je le sais aussi. Mais c’est ce cliché que je préfère !!! J’aime l’effet miroir œuvre/artiste de cette prise de vue. Les yeux de Jeanne répondent à ceux du cheval douché. Le flou de ses cheveux blond fait le lien avec les éclaboussures. La carnation de l’artiste, ses vêtements sombres révèlent et poursuivent, à la fois, le noir et blanc de son cliché, etc.
Le portrait n’est pas et de loin, le genre de photo que j’aime réaliser. Mais quitte à en faire un, autant qu’il soit expressif !
Je souhaitais faire un portrait naturel, sans pose. Saisir une émotion, la surprendre dans une expression pendant qu’elle parlait de son travail.
C’est un choix, un risque aussi, car elle aurait pu avoir les yeux mi-clos, la bouche ouverte, etc. Mais c’est aussi et justement ce qui m’a servi.
Le cliché s’empare d’une image qui à son tour s’empare du regard…
18 janvier 2008
Cocktail, vu comme dans un fauteuil ! - par V

08 octobre 2007
Congrés 2007 des artistes-prestidigitateurs à Angers - par JF & V
18 juin 2007
Le secret, plus de 2 ans après… - par V

Pour que le secret soit rompu, que la pierre tombale ne se ferme pas, il faut oser parler. Dire est préférable au refoulement qui toujours porte avec lui le risque de retours mortifères.
Je me souviens et j’écris en silence.
Hier l’enfant, qui se projette en doudou, une peluche étrange douce et inquiétante à la fois, peluche « emprisonnante » et pourtant dépossédée de son propre corps… A la façon d’un masque, le « déguisement » tombe : dévoilement. Aujourd’hui une adulte en pleine projection, comme un corps qui déchire le voile, être en pleine lumière… blessure ouverte, corps offert ; bouche ouverte muette, corps meurtri, corps meurt, crie, intense détresse : tabou, objet d’un silence angoissé, coupable.
Articulation entre un non-dit, un mot que l’on ne prononce pas : l’inceste, et le secret qui n’est autre qu’un cri. Un cri pour mieux ménager le silence intérieur de chacun, spectateur responsable…
Le silence, le secret, il en est de ceux que l’on n’a pas envie de partager… Et pourtant, voici une bien étrange chorégraphie, un spectacle d’art total, qui dénonce sans faire de misérabilisme, qui met mal à l’aise tout en affichant un degré d’esthétisme qui fascine.
Je me souviens et je crie en silence…
La LLoba - Le secret - Danse/Théâtre/Arts plastiques



