23 mai 2008
Et si ?... - par V

22 mars 2008
Le sketch des Shet’ - par V
ou
L'impossible troupeau

Drôle de dessin où une même ligne appartient à deux « objets » différents :
entre l’illusion figure-fond et la figure impossible.
Vous pouvez me lire sur le thème "Mouton vert", chez Fanes de Carottes,
avec d'autres illustrations sur ce principe.
Je publierai ce texte illustré, ici, un peu plus tard... C'est un peu au tour de JF de publier... J'ai l'impression de m'accaparer le blog!
Sourire
19 février 2008
Texte d'Ovide - par V

Pour ceux et celles qui auraient du mal à lire [ ;-)) ], voici le texte :
« Sous les derniers rayons dorés, paissaient les chevaux du soleil. Au lieu d’herbes ils mangeaient de l’ambroisie ; ils broutaient paisiblement en reposant leurs pattes lasses, prêts à s’élancer à travers les cieux de l’aube. »
25 janvier 2008
Remplissage périodique du plan : têtes de chevaux - par V

Dessin de symétrie ou remplissage périodique du plan
Le dessin en mosaïque divise une surface en carreaux réguliers, à la manière d'un damier, ou en motifs alternés, géométriques ou non ; ses figures semblables recouvrent alors une surface plane sans espace entre elles. Les Maures étaient passés maîtres dans cet art, bien qu'ils se fussent limités aux figures géométriques abstraites.
M. C. Escher appelait cette technique : le remplissage périodique du plan (traduit aussi par "le remplissage régulier de surface"). « C'est la source d'inspiration la plus riche que j'aie jamais connue et elle n'est pas tarie », disait-il dans son livre L'oeuvre graphique.*1
Je ne peux nier l'influence d'Escher sur cette réalisation graphique, d'autant plus que, comme lui, je m'intéresse beaucoup à la psychologie de la forme (Gestaltthéorie). Mais il me faut aussi citer l’œuvre de Moser, maître de la Sécession, qui a très souvent eu recours, pour ses dessins de papiers peints et de tissus d'ameublement, à ce genre de figures ambivalentes, dites aussi motifs à répétition.
Mon dessin de symétrie à base de têtes de chevaux, illustre donc comment une surface peut être divisée et remplie par des figures de formes similaires, contiguës les unes aux autres, sans laisser d'espaces blancs. La régularité et la structure mathématique (translation, réflexion et rotation*2) s'associent ici pour nous donner une idée de la continuité et de l'infini.
1 ESCHER (M. C.), L’œuvre Graphique, Berlin, B. Taschen, 1990, p. 7
2 Voir l’étude mathématique de FELLETA (Nicholas), Le livre des paradoxes, traduction : J.F. Hamel, Paris, Belfond, 1985, p. 38
01 août 2007
Chevaux d'écume - par V

11 juillet 2007
Cheval : de face ou de dos ? - par V

29 juin 2007
Cumulo equus - par V

Voir ce qui n'est pas - par V
(Extrait de mon mémoire de maîtrise)
Dans la nature, les rochers (mais aussi les nuages, les arbres, l’écume des vagues, etc.) sont représentatifs d'un principe que l’on peut nommer : métamorphose. Les images suggérées par la découpe des falaises, par exemple, se modifient selon que nous avançons ou reculons. La plupart d'entre nous en ont déjà fait l'expérience, et les pêcheurs ont baptisé les caps, les baies, les golfes, de noms divers : la tête de lion, l'aigle... Nous sommes face à une perpétuelle transformation, et la nature nous permet d'observer les formes mobiles de roches immobiles.
A ce stade, il ne s'agit que de la systématisation d'un penchant on ne peut plus répandu, celui qui consiste à prêter un sens aux formes naturelles (montagnes, rochers, nuages, flammes, etc.) ; les psychologues parlent dans ce cas de « projection ».
Léonard de Vinci, dans son Traité de peinture, donne l'exemple d'un mur sur lequel on a jeté une éponge imbibée de divers couleurs, formant une tache où l'on peut voir « différentes compositions de choses, (...) têtes humaines, animaux divers, batailles, écueils, mers, nuages, bois, etc. » *1, la même tache pouvant en plus suggérer à deux artistes deux sujets et enfin deux tableaux différents...
Dalí, quant à lui, aimait exprimer cet aphorisme : « Quand vous peignez, pensez toujours à autre chose ! » *2
Dans cette optique, j'essaie toujours de voir autre chose que ce que mes yeux veulent bien me montrer. Une partie de mes réalisations (« Cumulo equus » photo-montage ci-dessus) essaie de participer à cet art illusionniste, qui « met les évènements psychiques et les émotions au dessus de la conformité de l'objet avec nos perceptions ». (Dvorák cité par Hocke)*3
1-VINCI (Léonard de), Traité de peinture, traduction André Chastel, Paris, Eds Berger Levrault, 1987
2-Dali cité par DESCHARNES (Robert) et NERET (Gilles), Salvador Dalí, Cologne, B. Taschen, 1990
3-Dvorák cité par HOCKE (Gustav René), Labyrinthe de l’art fantastique, Paris, Eds Gonthier, 1967



