05 juin 2009
La Chatte et le Perroquet !- par V
Maître Papagaille, sur son perchoir perché,
Tenait dans son bec un haricot vert,
Miss Pitchoune, par le légume attirée,
S'approcha sans avoir l'air.
Et lorsque le haricot tomba,
Miss Pitchoune le déroba.
moralité :
Bon chat préfère
Le haricot au perroquet vert...
En réponse au commentaire de MAP,
cette petite fable, façon La Fontaine, écrite dans mon jeune temps...
31 janvier 2009
Le crapaud d’or - par V

Le crapaud de la photo était un des éléments du « méta jardin » de Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger.
Installation dans le patio de la Maison Rouge (Paris) de juin à octobre 2005
Le crapaud au marais dormant
Pour revivre Prince charmant
Attend le doux baiser
De l’air humide printanier.
Mais, le crapaud dort
D’un œil, couleur rubis.
Il est, beau crapaud d’or,
Emprunt sur sa fortune accomplie.
Pourtant le crapaud vit
Dans la croyance populaire.
Le répugnant crapaud/vie
Est figé pour un filtre de sorcière.
Le crapaud d’or
Dans son marais cage,
Le crapaud dort
Près de son refuge, sage.
30 décembre 2008
Il y a 3 semaine... - par V

Un blog est mort ... un nouveau blog sera-t-il appelé araignée ?
En attendant vous pouvez lire Val ici, parmi ces @mis.
16 décembre 2008
Lui et moi - par V
Au matin, comme tous les jours
Je le regarde avec amour
Je l’ai attendu, le voilà
Je pose mes deux mains sur lui
Je le découvre il est à moi
J’en ai rêvé toute la nuit
Il est tout chaud, il me touche
Et se pose sur ma bouche
Il vient pénétrer mes lèvres
Très doucement, je prends le temps
De le goûter, j’ai la fièvre
Il est doux, fort, infiniment
Il me réchauffe tout le corps
Et le cœur : j’en veux encore
C’en devient insupportable
Tellement je suis avide
Il faut être raisonnable
La tasse est maintenant vide
J’ai fini mon premier café
Il faut retourner travailler
Je sais, ceux qui m’ont déjà lu vont dire que c’est du réchauffé !!! Hihihi
15 juillet 2008
Océan, reflet du ciel - par V
Un coquillage porté à l’oreille m’a murmuré son secret,
Connu de la marée qui le lui chanta un jour,
Entendu de cette vague qui le lui souffla du « de profondis ».
Lame sourde qui fait jaillir larme de plaisir au creux abyssal,
Ivresse des sens, arôme sauvage.
Comme une marée montante,
Par une blanche nuit de braise, vivre aux rythmes des rafales du vent et de l’océan.
Vague d’écume,
Voix de brume,
Le plaisir, hume.
Libérant ta voile, pécheur à la drague, larguant l’amarre,
Les anges étaient là, à cette première heure.
La caresse du vent, dans un souffle, tatouant leurs peaux,
Leurs corps ondulant dans des espaces vierges,
Eau clair et pure de son regard vert, qui annonce l’O sans fin.
Insondable gouffre liquide aux muscles soulevés depuis les profondeurs inconnues,
Trésor englouti,
Joute du farouche vent accouplé aux brisants,
L’embarcation, aspirée, fend l’eau en corolle de lys, laboure l’onde,
La nef se cambre, arrive.
Houle profonde,
Voix qui gronde,
Un nouveau monde.
Enivrés du soleil, senteur iodée,
La voilure s’est gonflée, le bois a gémi,
Majesté du geste puis abandon,
Lui le grand mât, se retire, comme sur une mer assagie.
Arc-en-ciel du rivage,
Voix qui se fait sage,
Et redescend des nuages.
23 mars 2008
Miroir - par JF
Je suis seul quand arrive le soir.
Je suis seul, face à mon grand miroir
Qui ne réfléchit par habitude,
Qu'un triste tableau de solitude.
Avant, j'espérais à chaque fois
T'y contempler blottie près de moi
Dans un abandon plein de tendresse,
Vision douce comme une caresse.
Aujourd'hui, je reste face à moi.
Les espoirs que je portais en moi
Sont morts, fracassés par ce refus
Qui lentement, sûrement me tue.
21 février 2008
Mirage - par JF

La vision brève d'une épaule nue,
De la pointe d'un sein vite masquée,
Rose aux joues d'une jeune fille émue,
Effarouchée par cette nudité,
Hantera toujours ma pauvre mémoire
Lui rappelant cet amour sans espoir.
Illustration de Mirage - par V
14 février 2008
Fleur de Pissenlit - par V

Maman t’appelle Nouvelle, car lorsqu’elle souffle sur ta boule de graines... elle t’imagine semant la bonne nouvelle...
Je t’appelle Ephémère, car tes semences aux quatre vents, évoquent en mon cœur les sentiments de certains : éphémères...
Si l’on te laisse vivre, mauvaise herbe du gazon,
Si l’on ne te mange pas, baraban ou dents-de-lion :
C’est en avril, dès les premières récoltes,
Que, sous nos yeux envieux, tu virevoltes.
En sphère étoilée,
. . . . . . Douce, vaporeuse,
Oracle tu es,
. . . . . . Voix duveteuse.
Tu as pensé pouvoir vivre éternellement
A l’abri des derniers froids et des derniers vents.
Avec les premières tendres feuilles émeraudes,
Ta couleur, jaune, doucement t’abandonne ;
Ta joie partie dans une bise, résonne,
Rien ne restera de la peine qui te taraude.
Arrivée en graines, tu as peu attendu,
Pour enfin devenir feuilles et tige nue.
Porteuse de nouvelles,
. . . . . . Toi, si belle,
Je n’ai pu m’empêcher
. . . . . . De te souffler :
Aujourd’hui tu es errance,
Semences et Espérances ?
Happée par les vents,
. . . . . . Projetée dans les airs,
Fleur du printemps,
. . . . . . Lorsque tu rejoins l’éther,
Tout comme sentiment,
. . . . . . Tu es éphémère.
Mais loin de laisser s’éteindre ton image,
A chacun de tes tendres parachutages,
Tu renaîtras, comme le prescrit l’adage,
Pour annoncer un tout prochain mariage.
02 février 2008
Oubli-Ennui - par JF
Nous marchons tous les deux dans la forêt,
Sous la chaleur d'un soleil de juillet.
Comme deux amis, mon ennui et moi
A la recherche d'on ne sait trop quoi.
Nous errons sans but, qu'importe où l'on va.
Maintenant que tu es partie là-bas,
Que tu es retournée dans ton pays,
Nous errons sur les chemins de l'oubli.
05 janvier 2008
Renaissance - par JF
Ses voiles sombres se sont déchirés.
Un par un, tous ses masques sont tombés,
Balayés et dispersés par un vent
Bien plus puissant que ses pires tourments.
Il s’est libéré de ces lourdes chaînes
Qui l’entravaient, vaincu toutes ses peines,
Monstrueuse, titanesque bataille,
Livrée au plus profond de ses entrailles.
Maintenant le voilà seul face au monde,
A cette marée humaine qui gronde,
Aussi nu que le jour de sa naissance
Si vulnérable dans sa renaissance.



