20 mars 2009
Même pô vu à la TV ! - par V
Les attelages de Bourg Paillé et moâ...
La "p'tite dame" qui attelle deux ponettes pies et qui cause au milieu du reportage,
vous voyez qui c'est ?...
Quand je pense que je n'ai même pas vu l'émission en entier ... parce que je n'ai pas Equidia !
Arfff...
Sourire
Vanina
Merci à Deny et Anne qui tienne cette école,
et grâce à qui j'ai pu passer d'ex-cavalière à meneuse !
15 juillet 2008
Océan, reflet du ciel - par V
Un coquillage porté à l’oreille m’a murmuré son secret,
Connu de la marée qui le lui chanta un jour,
Entendu de cette vague qui le lui souffla du « de profondis ».
Lame sourde qui fait jaillir larme de plaisir au creux abyssal,
Ivresse des sens, arôme sauvage.
Comme une marée montante,
Par une blanche nuit de braise, vivre aux rythmes des rafales du vent et de l’océan.
Vague d’écume,
Voix de brume,
Le plaisir, hume.
Libérant ta voile, pécheur à la drague, larguant l’amarre,
Les anges étaient là, à cette première heure.
La caresse du vent, dans un souffle, tatouant leurs peaux,
Leurs corps ondulant dans des espaces vierges,
Eau clair et pure de son regard vert, qui annonce l’O sans fin.
Insondable gouffre liquide aux muscles soulevés depuis les profondeurs inconnues,
Trésor englouti,
Joute du farouche vent accouplé aux brisants,
L’embarcation, aspirée, fend l’eau en corolle de lys, laboure l’onde,
La nef se cambre, arrive.
Houle profonde,
Voix qui gronde,
Un nouveau monde.
Enivrés du soleil, senteur iodée,
La voilure s’est gonflée, le bois a gémi,
Majesté du geste puis abandon,
Lui le grand mât, se retire, comme sur une mer assagie.
Arc-en-ciel du rivage,
Voix qui se fait sage,
Et redescend des nuages.
06 avril 2008
Dune - par JF

27 janvier 2008
Promenade en solitaire - par JF


01 août 2007
Chevaux d'écume - par V

22 juin 2007
Les murs de pêche - par V
L’îlate surgissait des eaux grises lors des très grandes marées descendantes. Au premier regard, il s’agissait d’une île, non plutôt d’un écueil massif, plongé à jamais ou presque dans les flots de l’Atlantique. Lorsque l’îlate apparaissait, elle brillait dans la lumière du soleil, ou sous les rayons de lune. Loin d’être nue, elle s’habillait de couleurs : le vert des algues, le brun du goémon et la blancheur des galets soigneusement entassés, dans lesquels de multiples poissons et crustacés se frayaient un chemin. L’îlate, il me semble, ne figure pas sur les cartes marines, de telle sorte qu’elle n’était fréquentée que par quelques pêcheurs et promeneurs : des amoureux de la mer.
Enfant, j’allais y regarder les paysans entretenir leurs murs de pêche, armés de pelles et de crochets, le pantalon bleu roulé au dessus des genoux.
Papa m’avait appris que lorsqu’on soulève un rocher, pour passer l’épuisette afin d’attraper les plus grosses crevettes, il fallait toujours le remettre en place et ainsi protéger la vie.
C’est dans cet esprit, dans le plus pur respect de la faune et de la flore, que mes pêcheurs travaillaient le sable et les cailloux, qu’ils jardinaient la mer : je me disais que chez eux, le soir, ils auraient peut-être de l’araignée à manger.
Aujourd’hui mes pensées vagabondent : l’îlate est engloutie, pour la revoir, il me faudrait attendre une prochaine marée d’équinoxe. Mais je sais déjà que je la verrais abandonnée ; les hommes ne jardinent plus la mer...



