16 avril 2008
Vue sur les toits de Paris - par V

14 avril 2008
Avant qu'elle ne se fane... - par JF
13 avril 2008
Voyage initiatique - par V
On raconte au fin fond de la Lande de MathsEtContradictions que le jeune AgneauBlanc partit un jour à travers plaines et montagnes se trouver un harem pour devenir Bélier.
Au-delà de la satisfaction même de trouver son cheptel, ce rituel avait un caractère initiatique. Observé de loin par ses pairs, sa quête lui permettait aussi de gagner un autre nom que celui d’AgneauBlanc, dans lequel il se sentait désormais à l’étroit.
AgneauBlanc marcha pendant plusieurs jours à travers champs et forêts de la région de Bizarrerie, sans jamais se sentir fatigué. Sa quête le portait en avant. A l’aube du 5e jour, AgneauBlanc cru apercevoir deux toutes jeunes brebis allongées dans l’herbe tendre d’une prairie verdoyante. Il s’approcha pour mieux les compter et tout se compliqua… une moitié par-ci, une autre là… non vraiment AgneauBlanc voulait pour son harem de belles brebis « entières ». Il pensa qu’il devait y avoir là maléfice !

Il reprit sa marche, changeant de direction, et se dirigea vers le mont Paradoxe. Il avait déjà gravi quelques plateaux, quand à l’aube du 7e jour, AgneauBlanc aperçu à flanc de montagne, un alpage abrupte où plusieurs brebis paissaient. Un torrent le séparait de ces belles, mais l’enthousiasme était au rendez-vous !
AgneauBlanc fit des tours et des détours, pour réussir à s’approcher. Le tronc couché d’un arbre mort, lui servit de pont et l’aida à traverser le lit du torrent plus étroit à cet endroit. Quand il fut assez près, il voulut fièrement compter le nombre de ses conquêtes…

Mais très vite, il eut mal à la tête…
Cette énigme le dépassait. Le monde allait tête-bêche, sens dessus dessous...
Perplexe, il s’en retourna chez lui, ayant perdu toute illusion de devenir un jour Bélier. Tout penaud mais à la fois en colère, il laissa échapper ces mots :
« Ce n’est pas vrai, je sais pourtant compter… Vraiment, j’suis vert. »
De retour, ses pairs, considérant sa quête terminée, lui donnèrent son nouveau nom : « MoutonVert ».
Texte écrit pour l'appel "Monton vert" de Fanes de carottes. Je vous en avais parlé là...
12 avril 2008
Le défi du samedi : Secret d'enfants
Le pacte…
-ou Pauvre Guillemette- par V
C’est la fin des vacances, Lancelot et Guillemette, inséparables depuis quinze jours, sont dans leur cabane de branchages, à l’abri des adultes indiscrets.
- Bientôt je vais rentrer dans ma maison à Paris, annonce Lancelot.
- On ne va plus se voir !? s’inquiète Guillemette.
- Peut-être l’été prochain, si tu reviens ? Moi je viens tous les ans, ici, à la ferme.
- Je ne sais pas… Mais si on ferait comme dans mon livre : un pacte de sang ?! Plus rien ne pourrait alors nous séparer, propose la petite fille les yeux brillants.
- J’ai entendu dire que partager un secret était le plus fort de tous les pactes, surenchérit le petit garçon.
- Plus fort que le mélange des sangs ?
- Voui…
- Alors si nous partagions un secret ?!... s’enthousiasme la fillette sans doute rassurée de ne pas avoir à se couper une veine.
- J’y ai beaucoup réfléchi…, confie Lancelot d’un ton sérieux, presque mystérieux, les sourcils froncés.
Puis, il enchaîne dans un souffle : « Quand je serai grand … j’épouserai ma Maman ! »
Pour voir les défis des autres participants, c'est là.
11 avril 2008
Aérophone - par JF

Parvis de Beaubourg - Paris
Le didgeridoo, instrument de musique à vent australien, lointain cousin du cor des Alpes.
09 avril 2008
L'apnée juvénile - par V
Juvénile ou non, un moment d'apnée… passe une éternité.
Après une longue promenade sur les dunes, main dans la main, les doigts entremêlés, ils sont entrés dans la forêt. Là, il lui a fait face, il a dégagé son jeune visage en repoussant ses cheveux, qu'elle utilise volontiers pour se cacher. Puis, il a mis ses bras autour d'elle, et approché ses lèvres des siennes, les a ouverte, est entré : elle a laissé faire, c'était leur premier baiser, son coeur s'est mis à battre très fort. Elle aime l'embrasser, et éprouve un grand vide dès qu'il n'est plus contre elle.
Ils se sont enfoncés dans le sous-bois. Protégés par les chênes verts, ils se sont laissés glisser au sol, sur un doux tapis d'herbe et de feuilles. Il lui parle, lui parle beaucoup, et tout en lui parlant ses mains la caressent puis commencent à la dévêtir. Il relève son tee-shirt, ses doigts vont défaire son soutien-gorge, non sans difficulté, puis, il le relève, et caresse ses seins... Elle tremble, ni de froid, ni de plaisir mais de cette situation. Lorsqu'il embrasse ses seins, elle sent ses cheveux bouclés lui chatouiller le menton. Ses paroles l'anesthésient, il veut sans doute l'empêcher de penser, d'avoir peur. Elle se sent comme ivre, ou du moins est-ce l'idée qu'elle s'en fait. Elle le tient serré contre elle, et ce qui monte en elle lorsque doucement elle glisse ses mains sous sa chemise pour toucher sa peau, elle n'a toujours pas trouvé les mots pour l'exprimer…
Elle ne peut plus penser, elle ne peut plus respirer.
07 avril 2008
Mort d’un amour - par JF
Si jeune, à peine le temps de s'épanouir
Que déjà notre amour vient de s'évanouir.
Il a traversé notre vie, il a fusé
Si vite, qu'il a plus fait souffrir qu'amusé.
Le pauvre, il venait tout juste de voir le jour.
Le temps de passer de l'amitié à l'amour,
De te faire la cour, de te déclarer ma flamme,
Que déjà tu l'as étouffé, cruelle femme !
Ainsi c'était donc cela son triste destin,
N'être qu'une journée, l'espace d'un matin.
Hélas, il ne me reste plus qu'à le pleurer
Puisque, entre nous deux, il n'a pu demeurer.
Moi qui lui promettais un si bel avenir,
Tant de sentiments, de beaux projets à venir,
Que tu ranges dans une boîte à souvenir.
Il ne me reste plus que sa tombe à fleurir.
06 avril 2008
Dune - par JF

05 avril 2008
Bouquet de lumières (sans flou) - par V

En réponse au commentaire de Hed sur Bouquet de lumières.
Le défi du samedi : meurtre en quelques lignes - par JF
Madame Venin, la mauvaise langue du quartier, a été retrouvée morte chez elle, dans d’étranges et atroces circonstances ; elle git, les yeux révulsés, le teint bleu, dans une mare de sang avec un poignard dans le dos. Le Commissaire Flick à peine arrivé sur les lieux, déclara après avoir examiné soigneusement lieus et victime :
-Mon vieux Chaprot, ce n’est pas un meurtre !
- ?????
-Regarde bien l’intérieur de sa bouche et tu vas comprendre. Il ya une blessure bien nette sur la langue Observe la bien elle a la forme d’une indentation. C’est un suicide, elle s’est mordue la langue et elle s’est empoisonnée. Cela explique la coloration bleue de son visage.
-Mais le couteau dans le dos ?
-Il n’est là que pour nous induire en erreur. Il a du être planté par son fils Bernard.
-Pourquoi ?
-Tout simplement pour toucher l’assurance vie : en cas de suicide, pas de versement de la prime ! Il a quand même pris de sacré risque.



